Ma vie

 

 D’après le poème éponyme d’Henri Michaux.

 

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Série de photographies librement inspirées du poème « Ma vie » d’Henri Michaux , présentées sous forme de quatre tableaux de format 600×800 contrecollés sur bois.

 

 

Voir les photographies de l’exposition à l’Espace Larith (Chambéry)

 

Lettre à mon grand-père

 

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Série de photographies présentées dans des caissons sous verres gravés d’extraits manuscrits de la « lettre à mon grand-père ».

 

« De quelle nature est cette musique qui m’incise l’âme, aspire mes pensées et les transpose ailleurs?

Tapies vers le bas, des notes caverneuses gravitent autour de moi, m’empoignent les entrailles et jettent leur souffle dans les couloirs sombres et inconnus de ma mémoire…

Je ploie sous tant de beauté échappée des profondeurs. Des sons qui en rappellent tant d’autres… Un rideau s’ouvre. Mon regard part au loin et soudain se souvient.

A l’instant, transportée dans le salon feutré de mon enfance, j’écoute avec adoration mon grand-père jouer du piano.

Des notes cristallines tintent dans ma poitrine. Mon cœur entre en résonance. A travers mes yeux embués, des visages, des objets, des lumières se précisent. Des intonations, des rires, des expressions de personnes aimées il y a longtemps s’invitent à l’improviste. Un vent mystérieux les soulève et leur redonne vie. Un espace irréel se déploie. Mon esprit s’envole. J’effleure le ciel. »

Claire Poiroux

 


 

Encre invisible

 

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Série de photographies présentées sous petits caissons, dont un caisson lumineux, et accompagnées d’un texte (ci-dessous).

 

« La photographie est pour moi un voyage intérieur ; un voyage en apesanteur.
Apesanteur entre moi et le monde, entre passé et avenir, entre brisures et élans, entre poids et aspirations infinies.
J’aime contempler ce clair-obscur intérieur.
Observer tout ce qui tapisse mon être sans bruit.
Interroger ceux qui m’ont façonnée en sourdine et m’habitent pour l’éternité.
Traverser cette épaisseur troublante.
Soulever ce voile de mystère.
Je suis écrite d’une encre invisible ; encre sympathique que la photographie m’aide à révéler. »

 Claire Poiroux

 

Voir les photographies de l’exposition à l’Académie du Bois Joli (Voiron)

 

Par chemins anciens

 

 

Série de photographies accompagnées d’un texte (ci-dessous) réalisées pour le cycle de photographie Henri Vincenot 2003.

Lauréate du Prix Henri Vincenot.

 

« En ouvrant mes mains, j’ai la conviction que les quelques lignes qui y sont gravées sont la preuve que mon chemin de vie est unique; il ne reproduira celui de personne d’autre et ne sera plus jamais emprunté après moi.

Ce chemin que je ne connaîtrai intégralement qu’à la fin de mes jours m’est aujourd’hui inconnu. Il se révèle pourtant progressivement à moi.

Un tel chemin, tous les hommes de tous temps et de tous lieux l’ont également emprunté ou l’emprunteront. Certains en ont laissé une trace par des écrits, des photographies. C’est par ces documents qu’ils se révèlent à moi. A travers leurs questionnements, leurs obstacles, leurs doutes, je me reconnais comme dans un miroir et cela m’apporte un éclairage sur ma propre route: chemins anciens, chemins de toujours…

Et moi, quelle trace vais-je laisser? Quelle épaisseur aura ma vie? Je ne veux pas suivre une route identique à celle des autres. Toutes les voies me sont ouvertes, tout m’est possible. Mais mon chemin est unique. Lui seul me permettra de donner toute ma mesure; lui seul, si je le prends à bras le corps, sera grand et beau.

Pas à pas, je trouve mes propres réponses, qui sont parfois universelles, et parfois inédites. Alors, je prends le risque que ma route dévie du « droit chemin » enseigné par mes anciens. Et petit à petit, moi qui semblais toute petite et perdue sur ce grand chemin de la vie, je trouve mon propre chemin: un chemin à ma taille, un chemin qui me traverse de part en part, et qui m’identifie. En acceptant de m’ouvrir à lui, la vie s’incarne en moi: chemin pluriel… chemin singulier. »

Claire Poiroux

 

Voir les photographies de l’exposition à la Maison de l’Image (Grenoble)

 

Voir les photographies de l’exposition aux Moulins de Villancourt (Echirolles)